La ministre de la Justice souhaite baisser l’âge de consentement sexuel à 13 ans

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Depuis des années, de sordides affaires de pédophilie défraient la chronique, en Belgique avec l’affaire Dutroux en août 1996 et en France où des actes de pédophilies sont régulièrement dévoilés comme l’affaire d’Outreau fin décembre 2000.
Dans la majorité des cas, les accusés ont été condamnés à des peines de prison pour viol ou agressions à caractère sexuel sur mineurs.

Aujourd’hui, la justice fait machine arrière et estime qu’un adulte peut avoir des relations sexuelles avec un mineur si ces relations sont consenties. La cour d’assises le prouve en acquittant dernièrement un homme jugé pour atteinte sexuelle à l’encontre d’une fillette de 11 ans, après que cette dernière a dit être consentante.
Une parodie de justice que beaucoup réprouve mais relance le débat de la fameuse majorité sexuelle que certains souhaiteraient abaisser à un âge de plus en plus jeune à l’instar de la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Dans une interview accordée le 19 novembre au journal Le Parisien, la ministre est revenue sur l’une des principales mesures du projet de loi visant les femmes et les mineurs victimes de violences sexuelles sur lequel Emmanuel Macron doit s’exprimer le 25 novembre prochain.
Il s’agit de déterminer un âge au–dessous duquel la justice estimera que le mineur ne peut consentir à un acte sexuel, la « présomption de non-consentement ». Un âge où il ne sera plus question de discuter « s’il y a eu contrainte, menace, surprise ou violence comme c’est le cas aujourd’hui pour définir un viol » a ajouté la ministre de la justice.

Pour Nicole Belloubet, cet âge devrait être fixé à 13 ans. « Cela ne me semblerait pas absurde du tout, à titre personnel. Mais c’est une hypothèse parmi d’autres. L’âge de 13 ans n’est pas inconnu en France, c’est l’âge qui a été préconisé par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Il y a aujourd’hui une certitude : nous voulons avancer vite vers cette présomption de non-consentement », a-t-elle confié au journal.
Il ne s’agit que d’un avis personnel puisque la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a estimé pour sa part sur BFMTV qu’il se devrait plutôt se situer « entre 13 et 15 ans ».
Quoiqu’il en soit, les internautes choqués par la déclaration de la ministre n’ont pas tardé a donné à leur tour leur avis.

Une majorité d’entre eux estime que l’âge de 13 ans est trop bas pour consentir à une relation sexuelle, d’autant rappellent certains, qu’à cet âge ils n’étaient encore que de jeunes enfants innocents n’ayant aucune connaissance de la sexualité.
Pour être encore plus explicites, de nombreux utilisateurs de Twitter ont posté des photos d’eux à cet âge, assurant que leur seule préoccupation à ce moment-là était surtout de s’amuser.

« A 13 ans je jouais encore à la poupée, en cachette parce que c’était la honte… Alors les relations sexuelles », écrit une internaute.
« #Moia13ans Je suis sur mon petit poney de l’époque. J’ai une tresse et des lunettes. Je n’ai jamais entendu le mot #consentement », écrit une autre.

L’histoire n’aura apparemment pas servi de leçon. Un marché obsédé par le sexe, une émancipation sexuelle des sociétés et l’émancipation des femmes du joug de l’homme par l’égalité des sexes avec au final le scandale Weinstein et un homme acquitté après avoir violé une enfant.

Source: alnas.fr

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