Une femme est morte puis ressuscitée onze ans après, mais avant qu’elle ne revienne à la vie, les choses qu’elle a vues sont dures à supporter

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Samira Abou dali avait disparu un jour de février 2002. Ce matin-là, cette femme installée à Innaba, en Algérie, avait déposé sa fille de 8 ans et son fils de 12 ans à l’école. A la maison, le dîner était en train de décongeler et la lessive à moitié faite. Et puis plus rien. Malgré les recherches, cette comptable dans un magasin de voitures s’était totalement volatilisée. A tel point que Radi, son mari, avait fini par faire reconnaître son décès par la justice en 2010. Quand Mourad, l’enquêteur en charge du dossier depuis le départ, l’appelle cette semaine, Radi est donc persuadé qu’on va enfin lui apprendre que la dépouille de son épouse a été découverte. L’issue est totalement à l’opposé, incroyable : officiellement morte, Samira est réapparue. Pendant onze ans, cette femme, aujourd’hui âgée de 54 ans, a vécu dans la misère à l’autre bout du pays.

Vendredi dernier, Samira pousse la porte d’un commissariat de Innaba en algérie. Elle explique alors qu’elle est peut-être recherchée. De fait, quand l’officier vérifie son identité, la mention « disparue et probablement morte » apparaît. Il n’en était rien. Après avoir volontairement abandonné ses proches, la mère de famille, méconnaissable, a confié sa honte et présenté ses excuses à sa famille.

En 2002, le couple Heist avait engagé une procédure de divorce à l’amiable. Contrecarrée dans ses projets immobiliers, Brenda craque. Elle se réfugie dans un parc pour pleurer. C’est alors qu’elle est abordée par des inconnus qui s’apprêtent à rejoindre la Floride en stop et lui proposent de les accompagner. Brenda accepte et ne donnera plus jamais signe de vie. Selon ses déclarations, l’ancienne employée a vécu pendant sept ans avec un homme dans un camping-car mais a aussi passé de nombreuses nuits dans des tentes ou sous des ponts. Elle a survécu en effectuant de petits boulots et en grappillant de la nourriture dans les poubelles des restaurants. Face à la police, celle qui utilisait un pseudonyme a expliqué qu’elle n’avait jamais eu accès à un ordinateur et n’avait pas cherché à vérifier si elle était recherchée alors qu’elle avait pourtant bien conscience de sa situation.

Dans un premier temps, même le policier Ilyes Bou inba, qui n’avait jamais décroché la photo de Samira de son bureau, n’y a pas cru. « J’étais convaincu que quelque chose d’horrible lui était arrivé il y a plusieurs années », a-t-il confié aux médias locaux. Pour justifier sa « réapparition », Samira a confié qu’elle était au bout du rouleau et n’avait plus le courage de fuir.

Les retrouvailles entre Samira et ses proches s’annoncent compliquées. Au moment de la disparition, Radi avait été suspecté d’avoir supprimé son épouse, ce qu’il avait très mal vécu. Après avoir passé un test au détecteur de mensonge, il avait été mis hors de cause. Il s’est depuis remarié. Lorsque Samira a été déclarée morte, il a également touché son assurance vie. Il lui aurait pourtant pardonné son geste. Moufida, sa fille, aujourd’hui âgée de 19 ans, est en plein désarroi. « Je n’aurais jamais cru qu’elle nous ferait ça à moi et à mon frère », a-t-elle confié.

Selon certains juristes, Samira ne devrait pas être poursuivie pour sa disparition volontaire. Mais elle va devoir engager des démarches pour justifier qu’elle est toujours en vie. Une résurrection administrative.

Source : leparisien.fr

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